Festival de Quatuors à Cordes en Pays de Fayence | Programme
Toute l'actualité et les informations concernant le festival Quatuors à Cordes en Pays de Fayence.
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Programme

Quatuor ENESCO

Eglise 19h30
TOURRETTES

  • Constantin BOGDANAS – violon
  • Florin SZIGETI – violon
  • Vladimir MENDELSSOHN – alto
  • Dorel FODOREANU – violoncelle

A. Dvorak (1841-1904) Quatuor à cordes n°12 en fa majeur , B.179. op.96. «Américain»

L. Janacek (1854-1928) Quatuor à cordes n° 2 « Lettres Intimes»

G. Enesco (1881-1955) Rhapsodie n°1

Le QUATUOR ENESCO s’est constitué en 1978 ; souhaitant honorer la mémoire de l’illustre Georges ENESCO (1881-1955), ils donnent son nom au Quatuor.Il fête aujourd’hui ses 40 ans de musique avec les mêmes musiciens ce qui est très rare dans le monde du quatuor. Leur programme sera entièrement slave. D’abord avec le célèbre quatuor n°12 L’Américain de Dvorak. Quand le Tchèque Antonín Dvorák (1841-1904) débarque à New York, fin septembre 1892, c’est avec l’insolite mission de créer une véritable musique américaine. Mais les premiers mois sont difficiles. Les milieux musicaux se moquent ouvertement du goût incompréhensible de Dvorák pour ces anciens chants d’esclaves que l’on appelle spirituals. Aussi accueille-t-il avec joie l’offre de son secrétaire, Josef Kovarík, d’aller passer l’été 1893 dans une région isolée et rurale. Ce changement de milieu est radical. Trois jours après son arrivée le 5 juin, Dvorák pose les esquisses d’un nouveau quatuor, et au bout de seize jours l’oeuvre est achevée. Cette éblouissante rapidité illustre son plaisir manifeste de retrouver un environnement privilégié. L’équilibre miraculeux des quatuors de Haydn se retrouve en effet dans cette page de Dvorák.

Cinq ans après l’écriture de son premier quatuor, « la sonate à Kreutzer », Janacek signe en 1928 avec son second quatuor l’un de ses ultimes chefs d’oeuvre, composé lui aussi en quelques jours, hommage à Kamila et qu’il songera d’abord à baptiser « lettres d’amour », de même que dans sa première version, il y remplace l’alto par une viole d’amour. Et dans ses lettres il s’enflamme, « c’est toi, vivante, fougueuse, douce, qui a inspiré chaque son de l’oeuvre, notre amour, ce monde fictif, est pour ma vie aussi indispensable que l’air et l’eau, et si le fil qui me lie à toi était coupé, cela couperait aussi le fil de ma vie ».

La rhapsodie roumaine la plus enjouée, la plus typique, la plus exubérante, n’est-elle pas à chercher du côté d’Enesco ? De cette première page, tant jouée et enregistrée, il faut sans doute regretter la fausse image qu’elle donne du compositeur roumain, certes pas un auteur facile. Mais il serait dommage de ne pas reconnaître la splendide réussite qu’elle représente.

Quatuor VARÈSE

Avec Stéphane Thomopoulos et Emmanuel François

Église 20h30
CALLIAN

  • François Galichet, violon
  • Julie Gehan Rodriguez, violon
  • Sylvain Séailles, alto
  • Thomas Ravez, violoncelle
  • Emmanuel François, alto
  • Stéphane Thomopoulos, piano

G. Puccini Quatuor à cordes Crisantemi« Alla memoria di Amadeo di Savoia Duca d’Aosta »

B. Bartok (1907-1941) Quatuor à cordes en la mineur n° 2 op.17 (Sz. 67)

L. V Beethoven (1770-1827) Concerto n° 4 en sol majeur, Op. 58 pour piano (version de chambre)

A l’occasion de la sortie de leur CD consacré à Beethoven, Stéphanos Thomopoulos, le Quatuor Varèse et Emmanuel François interprèteront le Concerto n°4 en sol majeur Op.58 de L.V Beethoven. Ce disque a été pensé pour rendre hommage au compositeur viennois dont on commémorera en 2020 le 250ème anniversaire. Le programme de ce concert présente donc le concerto n°4 dans une version rare, que le public n’a sans doute pas encore écoutées, une version de chambre authentique, retravaillée par Beethoven lui-même et redécouverte il y a une vingtaine d’années par le musicologue Hans-Werner Küthen. Cette version de chambre a été écrite fin 1807 après la création de la version origiale, lors d’une repréentation au palais viennois du prince Franz Joseph Maximilian Lobkovicz, mécène et bienfaiteur de Beethoven. C’est probablement sous son ordre que le concerto a été réduit à deux violons, deux altos et un violoncelle, afin de permettre au prince d’exécuter luimême les passages au violon. Cette «traduction», telle que Beethoven la nommait, réservées aux représentations musicales des chapelles princières, fait partie de ces oeuvres précieuses ayant été privées d’un large public regrette Eduard Hanslick dans la célèvre Geschichte des Concertwesens in Wien en 1869. Elle n’a jamais ainsi été imprimée, les sources sont uniquement manuscrites. C’est Beethoven lui-même qui a pris soin de satisfaire la demande du prince. Il confia la transcription et l’accompagnement orchestral à Franz Alexander Pässinger (1767-1827) arrangeur viennois de renom, premier violon de l’orchestre de la cour, tandis qu’il révisa, lui, 131 mesures exigeant la plus grande virtuosité. 80 points de changnement des plus techniques ont alors été adaptés à la transparence que demande la musique de chambre, sans pour autant occulter la structure de la version originale.

Béla Bartók écrit son deuxième quatuor entre 1915 et 1917, à Radoskereztur, près de huit ans après la composition de son premier. L’oeuvre est dédiée au quatuor Waldbauer-Kerpely qui le crée le 3 mars 1918 à Budapest. Sa première édition date de 1920. Le compositeur a considérablement gagné en maturité, mais il assiste aussi au lent embrasement de l’Europe et écrit dans une période troublée de sa vie. La structure du quatuor s’en ressent qui encadre un mouvement très agité par deu mouvements lents. Selon Kodály, une joie sereine, des gestes forts et barbares à la manière d’une danse folklorique ainsi qu’une tristesse profonde, caractérisent les trois mouvements du Quatuor à cordes n°2.

Crisentemi occupe une place particulière dans l’oeuvre de Puccini plus connu pour ses opéras. Selon la légende,cette courte pièce aurait été écrite en une nuit, en 1890, le jour de la mort du Duc de Savoie. L’écriture est délicate et romantique autour du thème de la mort que l’on retrouvera trois ans plus tard dans l’opéra Manon Lescaut, lors du duo amoureux à la prison du Havre, puis pour accompagner la mort de Manon.

Quatuor SCHUPPANZIGH

Église 16h00
MONS

  • Anton Steck, violon
  • Katja Grüttner, violon
  • Christian Goosses, alto
  • Werner Matzke, violoncelle

Joseph Haydn (1732 – 1809) : Quatuor à cordes en sol majeur opus 54/1 Hob. III:58

Ferdinand Ries (1784 – 1838) : Quatuor à cordes en fa#-mineur opus 70/3

Felix Mendelssohn Bartholdy (1809 – 1847) : Quatuor à cordes en ré majeur opus 44 n°1

Le jeu du Quatuor Schuppanzigh se caractérise par l’art de la différenciation, une large gamme dynamique, des lignes claires et un vif enthousiasme. Le quatuor, qui joue sur instruments d’époque, a acquis une réputation internationale grâce à ses nombreux enregistrements et à une profonde connaissance historique et esthétique de la période importante dans laquelle le genre du quatuor à cordes a été formé de manière décisive.

Haydn peut être considéré à juste titre comme le créateur du genre classique Quatuor à cordes, depuis qu’il a pris cette forme à un très haut degré de perfection de l’écriture, conformément à l’équilibre entre les différentes parties de chaque composition. Les trois quatuors de l’opus 54 et les trois quatuors de l’opus 55 ont été composés en 1788, même si ces oeuvres ont des nombres différents d’opus ils constituent un groupe homogène de six compositions. Ils font partie des quatuors dédiés à JOhann Tost (1755- 1831) membre de l’orchestre Esterhazy. Ils sont tous quatre mouvements avec le menuet en troisième position. Ferdinand Ries est l’aîné d’une famille de musiciens. Il est d’ailleurs notable que son père, le violoniste Franz Anton Ries (1755-1846), fut professeur de violon de Beethoven à Bonn. Il fut tout à la fois l’ami et l’élève de Beethoven1. Au cours de ses années londoniennes, de 1813 à 1824, il entretint une correspondance avec le compositeur au sujet de la publication et de l’exécution de ses oeuvres en Angleterre. Il collaborera plus tard avec Franz Wegeler, sur un recueil de souvenirs de Beethoven3. Totalement oublié, ce compositeur a été prolifique et a connu de très beaux succès grâce à son art de la nouveauté. Le quatuor Shuppanzigh a enregistré l’intégrale des quatuors à codres et des quintettes du compositeur. Ils viennent d’enregistrer le ur quatrième disque consacré à Ferdinand Ries qui devrait sortir dans le courant de l’automne 2019. Pour compléter le programme, les Schuppanzigh ont choisi le Felix Mendelssohn Bartholdy (1809 – 1847) : Quatuor à cordes en ré majeur opus 44 n°1 créé le 16 févreier 1839 par le quatuor Ferdinand David. Peu joués il y a quelques-années, les quatuors de Mendelssohn sont désormais plébiscités par l’ensemble du monde du quatuor.

Quatuor MODIGLIANI

Église 21H00
SEILLANS

  • Amaury Coeytaux, violon
  • Loic Rio, violon
  • Laurent Marfaing, alto
  • François Kieffer, violoncelle

Joseph Haydn (1732 – 1809) : Quatuor en ré mineur op.76 no 2 « les Quintes »,

A.Webern (1883-1945) : « Langszmersatz »,

E. W Korngold (1897-1957) : « Intermezzo » (2ème quatuor)

M. Ravel (1875-1937) : Quatuor à cordes en fa majeur op.3

Ecrits en 1797, les 6 quatuors op. 76 de Haydn ( Hob.III :75 à 80) forment l’ une des plus prestigieuses séries de quatuors du maître. Comme l’écrit Landon, on décèle dans cet opus « une assurance aussi considérable que la modestie personnelle de Haydn ». Ils sont contemporains de la Création. Le dédicataire est le comte Joseph Erdödy « chambellan et Conseiller Intime Actuel d’ Etat de S. Maj. Inscrit au catalogue Hob.III.76, le quatuor n°2 est surnommé Les quintes en raison des deux quintes descendantes qui introduisent le premier mouvement et que l’on entend plus de 80 fois dans le quatuor tout entier. Ce quatuor est l’un des plus joués de Haydn.

Le quatuor Langsamer Satz (en français, Mouvement Lent) pour quatuor à cordes d’Anton Webern est écrit à la fin de sa première période année d’études aux côtés de Arnold Schoenberg, en 1905. Comme le note le musicologue Alain Poirier, l’écriture est déjà caractéristique du style Webern, en particulier en qui concerne la superposition des voix avec un « trois pour deux » et la conclusion pianissimo. Bien que composée au début du siècle, l’oeuvre n’est créée qu’en mai 1962 à Seattle, par le Quatuor de l’Université de Washington Mahler a crié au «Génie». Jean Sibelius a dit d’Erich Korngold qu’il était « un jeune aigle », Puccini quant à lui a délaré : « Il a tellement de talent qu’il pourrait facilement nous en donner la moitié – et il lui en resterait encore assez ! » Le reste du public attache simplement l’expression Wunderkind à l’enfant génial après ses début à l’opéra de Vienne à l’âge de 12 ans avec un ballet en deux actes Le Bonhomme de neige. N’en jetez plus. Le quatuor Modigliani propose l’intermezzo du quatuor à cordes no 2 en mi-bémol majeur, op. 26, créé à Vienne, le 16 mars 1934 par le quatuor Rosé. Finir ce programme très éclectique, les Modigliani joue le célèbre quatuor de Ravel, son unique oeuvre pour cette formation, créée le 5 mars 1904 à Paris par le Quatuor Heyman, lors d’un concert de la Société national de musique à la Schola cantorum. et dédié à son maître Gabriel Fauré. Comme Debussy, Ravel compose un unique quatuor à cordes au début de sa carrière pour affirmer sa maîtrise de la grande forme au moment où son style parvient à sa maturité. Il remarquera plus tard, dans son Esquisse autobiographique (1928), que la partition «répond à une volonté de construction musicale imparfaitement réalisée sans doute, mais qui apparait plus nette que dans (s)es précédentes compositions»

Lauréat Quatuors à Bordeaux

Petit déjeuner – Concert

Chapelle DIOR 16h00
MONTAUROUX

L’association «QUATUORS À BORDEAUX» a pour objectif la promotion de la musique de chambre et plus particulièrement du quatuor à cordes, forme musicale riche d’un répertoire exceptionnel. Ses objectifs visent à favoriser l’émergence, le développement et la promotion de jeunes formations de Quatuors à Cordes de niveau international, de fidéliser le public mélomane et d’attirer de nouveaux publics. Dans ce but, elle organise, tous les trois ans, un Concours International de Quatuor à Cordes qui, depuis 1999, a pris le relais du prestigieux concours d’Evian. Le festival de quatuors en Pays de Fayence s’associe au concours pour programmer l’un des quatuors Lauréats 2019.

Pas forcément le premier prix car les tournées internationales organisées par Quatuor à Bordeaux en relation avec un agent artistique ne permettent pas de faire tourner les artistes étrangers en septembre. Si c’est un quatuor étranger qui gagne ce sera l’un des deuxième ou troisième prix français. Le Lauréat, lui, sera programmé, lors de la prochaine édition du festival en 2020. Nous ne saurons le nom du lauréat que mi-juin.

Quatuor BÉLA

Wilhem Latchoumia, Piano

Église 16H00
MONTAUROUX

  • Julien Dieudegard, violon
  • Frédéric Aurier, violon
  • Julian Boutin, alto
  • Luc Dedreuil, violoncelle

D. Chostakovitch (1906-1975) : Quintette avec piano en sol mineur, opus 57

M. Stroppa (1959-) : Quintette avec piano (création)

S. Prokoviev (1891-1953) : 3 pièces de Cendrillon (piano)

E. Schulhoff (1894-1942) : Quatuor à cordes n°1

Le quatuor Béla est sans doute l’un des meilleurs quatuors français et l’un des plus original et des plus engagé dans la défense des écritures contemporaines. Le programme choisi est évidemment dominé par la création mondiale de l’oeuvre de Marco Stroppa, compositeur italien, dont les oeuvres dont souvent regroupées autour de cycle thématiques. Pour le quatuor Béla, Marco Stroppa poursuit sa recherche sur la notion de spatialisation de la musique de chambre sur scène, essayant d’organiser l’écriture dans l’espace avec comme stylo «outil» l’instrument et son interprète. L’oeuvre un quintette pour quatuor à cordes et piano, commande d’Etat, dure dix minutes environ. La soirée est donc dominée par le mariage du quatuor à cordes au piano. Pour suivre, l’incontournable et admirable pièce de Dmitri Chostakovitch, le Quintette avec piano en sol mineur, op. 57. Composé en 5 modules, il se divise en réalité en trois parties équilibrées ce qui lui donne un fini plus apaisé dans un parcours d’écriture dominé par l’angoisse et la désolation. L’oeuvre toute de rigueur formelle, évolue entre néo-classisme, dramatisme et lyrisme. En matière de lyrisme, le compositeur Sergeï Prokovief n’est pas en reste.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il composa un nouveau ballet, Cendrillon, à partir de l’histoire de Charles Perrault. Dans la foulée, trois cycles pour le piano virent le jour. Il s’agit d’arrangements de plusieurs pièces du ballet. L’écriture est souvent virtuose, pleine d’ironie et de lyrisme à la fois. Dans la série des compositeurs angoissés et tourmentés, Emile Schulhoff artiste engagé et victime de l’Allemagne nazie est un compositeur très inspiré par l’atonalité et le jazz, musiques progessistes à ses yeux. En 1924, il compose le quatuor à cordes n°1. La même année, il signe un contrat d’édition avec Universal (qui sera dénoncé en 1931 en raison des pressions hitlériennes contre les compositeurs juifs ou supposés tels). Son quatuor est une partition très rythmique, expressionniste, où les quatre voix sont extrêmement travaillées. Le quatuor Béla vient de le graver sur un CD consacré à trois compositeurs thcèques : Hass, Krasa et Schulhoff : Trois frères de l’Orage est un magnifique disque .

Quatuor AROD

Église 20h30
MONTAUROUX

  • Jordan Victoria, violon
  • Alexandre Vu, violon
  • Tanguy Parisot, alto
  • Samy Rachid, violoncelle

F. Schubert 1797-1828 : Quatuor à cordes en do majeur N°4,D46

B. Bartok 1881-1945 : Quatuor à cordes n°4 en do majeur , Sz 91

A. Zemlinsky (1881-1945) : Quatuor à cordes en ré mineur n°2, op. 15

Riche actualité pour le jeune Quatuor Arod qui donnera une quinzaine de concerts cette année dans les salles de musique de chambre du réseau européen Echo. L’une des formations les plus en vue du moment, le Quatuor Arod — quatre garçons « dans le vent » a de remporté le prestigieux Concours de international de l’ARD en septembre 2016, le Graal des quatuors à cordes. Le quatuor n°4 de Béla Bartok a été composé à Budapest de juillet à septembre 1928, soit un an après le précédent, il est dédié au Quatuor Pro Arte, et créé le 20 mars 1929 à Budapest par le quatuor Waldbauer- Kerpely. Sa structure est beaucoup plus complexe que celle de ses trois premiers quatuors.

Il est composé de cinq courts mouvements à peu près symétriques par leurs thèmes (le premier répondant au dernier et le second au quatrième). Il emploie une grande variété de techniques de jeu dont des glissandi et des pizzicati. Alexander von Zemlinsky composa cinq quatuors à cordes entre 1893 et 1936. Ses quatuors forment un ensemble où perce la personnalité du compositeur : difficile équilibre entre un romantisme transparent et un expressionnisme épuré. La tonalité de ce premier quatuor écrite en 1886 est très Brahmsienne. Peu joués les quatuors de Zemlinsky, ils sont pourtant l’oeuvre de l’un des compositeurs les plus importants de la première moitié du XXème siècle, l’ensemble de ses quatuors peut être qualifié de chefs-d’oeuvre. «On a l’habitude de former deux couples chez les classiques viennois : Haydn-Beethoven d’un côté, Mozart-Schubert de l’autre, la forme sonate d’un côté, le langage et l’harmonie de l’autre. Vision séduisante mais très largement fausse.

Schubert n’a pas composé une grande fugue pour plaire aux modernes du XXe siècle. Mais à jouer son oeuvre, la forme soi-disant classique se fait profonde et tout aussi « métaphysique » que chez Beethoven, le charme galant en plus. Schubert était apparemment un mondain. Il jouait de la musique dans les salons. Il composait cependant bien seul. N’a-t-il pas effrayé ses contemporains ? Un seul de ses quatuors fut édité de son vivant. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, on ne connaît pas bien les quatuors de Schubert» (Vincent Casanova – www.chro.com).

PARLEZ QUATUOR

Les quatuors se parachutent dans les cours d’école

Concerts à destination des jeunes publics.

Quatuor Béla

 

Le quatuor Béla est en Résidence grâce au soutien de la Région Sud Paca dans le cadre du dispositif Carte blanche aux artistes – Production résidences.

Le pari était osé mais il a été gagné par le quatuor Béla : initier les enfants de l’école de Seillans au chant choral. Les enfants des classes de CP-Ce ont réalisé un magnifique concert en situation réelle, avec le quatuor Béla qui les a accompagnés le vendredi 17 mai devant près de deux cents personnes. Les enfants ont pu écouter l’un des meilleurs quatuors à cordes français actuel ouvrant ainsi leurs horizons musicaux à Debussy et à Britten. Pour leur part, ils avaient inscrit au programme quatre chants chorals qu’ils ont même réussi à chanter en canon. Certains enfants ont chanté en solo sous la direction de leur chef de choeur, le violoncelliste Luc Dedreuil. C’est lui également qui est venu plusieurs fois leur donner des conseils. Entre deux interventions, les enfants se sont entrainé avec leurs maîtres grâce à des tutos (videos). Le succès du concert fut total, le public très diversifié totalement sous le charme du spectacle. Le lendemain, samedi 18 mai, les musiciens ont joué un beau programme autours des quatuors de Debussy et Britten, à Callian, dans la chapelle des Pénitents, dont l’acoustique a ravi le quatuor et le public qui s’était déplacé malgré le temps pluvieux. En résidence en Pays de Fayence, le quatuor a également donné des concerts devant les élèves du collège de Montauroux et devant les anciens de la maison de Retraite le Pradon. Entre deux concerts, ils ont monté deux oeuvres nouvelles notamment un très impressionnant quatuor de Xenakis. C’est en effet le principe d’une résidence de concilier le développement artistique d’un groupe de musiciens avec des actions culturelles de proximité sur le territoire. Dans le cadre de ses actions ouvertes sur les publics , le festival de quatuors en Pays de Fayence programme des concerts dans les écoles et les collèges depuis trois ans. Lors de l’édition 2016, le quatuor Cadences a été invité par le festival de Quatuors en Pays de Fayence dans le cadre des concerts d’ouverture aux jeunes publics scolaires en partenariat avec l’Académie de Musique d’Aix-en-Provence. Le quatuor Cadences était parrainé par le quatuor Bélà dans le cadre de sa résidence au sein de l’Académie de Musique d’Aix-en-Provence. Le quatuor Bélà s’était dans une démarche de compagnonnage avec le quatuor Cadences, unique formation de cette nature en Tunisie. En 2017, dans les couloirs des écoles primaires rodent des musiciens qui de manière impromptue entreront dans les classes par surprise. Les 4 musiciens s’installent sans vergogne pour jouer Britten, Marcoeur et donner rendez-vous aux mélomanes désormais avertis pour un concert récréatif autour des impressions d’Afrique de Frédéric Aurier. En 2018, le quatuor Cadences est revenu jouer dans le cadre du festival et à également jouer pour les élèves des écoles. Autre quatuor très sensibilisé à ces questions, le quatuor Yako qui a beaucoup donné de lui-même pour ouvrir les jeunes oreilles au répertoire du quatuor à cordes. Lors de l’édition 2019, le quatuor Béla poursuivra sa résidence en proposant des concerts pour les élèves du collège de Montauroux.