Festival de Quatuors à Cordes en Pays de Fayence | Programme
Toute l'actualité et les informations concernant le festival Quatuors à Cordes en Pays de Fayence.
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Programme

Quatuor Kitgut (France)

Eglise 19h30
TOURRETTES

  • Amandine BEYER– violon
  • Naaman SLUCHIN – violon
  • Josèphe  COTTET – alto
  • Frédéric BALDASSARE – violoncelle

Franz Schubert (1797-1828) : Quatuor en ré majeur D94

Dietrich Becker (1623-1679)  : Suite à 4

Samuel Scheidt (1587-1654) : Ludi Musici (extraits)(1621)

Johann Rosenmüller (1617-1684): Sonate à 4

Johann Joseph Fux (1660- 1741) : Sonate à 4

Aucun « oracle » n’aurait prédit la réunion de ces quatre musiciens aux profils si variés et contrastés. Et pourtant, après une première rencontre, Amandine Beyer, Naaman Sluchin, Josèphe Cottet et Frédéric Baldassare créent en 2015 le Kitgut Quartet, sur instruments d’époque et cordes en boyaux.

F. Schubert : Quatuor en ré majeur D94 n°7
Les années 1814 à 1816, on a les quatuors nos 7 à 9 (D 94, D 112, D 173) ainsi que le no 11 (D 353). À l’exception du no 7, ils marquent bien quelques avancées nouvelles (notamment les nos 8 et 9) mais les influences mozartiennes y sont souvent si manifestes que notre jeune homme, encore élève de Salieri, donne l’impression d’hésiter à voler de ses propres ailes. Peut-être est-ce pour cela que quelques années plus tard, il recommandait à son frère Ferdinand de ne pas s’attacher à ses propres quatuors (de jeunesse), « car il n’y a rien là-dedans ». il n’en reste pas moins que Schubert même hésitant est un merveilleux poète.

Dietrich Becker : Suite à 4
Dietrich Becker, né à Hambourg en 1623 et mort dans la même ville le 12 mai 1679 est un compositeur et violoniste hambourgeois. Dans son deuxième poste au service de la Chapelle Ducale du duc Christian-Ludwig à Celle (1658-1662), il se consacra de manière prépondérante au violon. En 1662, il s’installa à Hambourg, comme violoniste au service du Conseil de la Ville et en 1667 il en fut nommé maître de chapelle. En remerciement de quoi il dédia l’année suivante ses Musikalischen Frühlingsfrüchte (ou Fruits musicaux printaniers) au bourgmestre et aux membres du Conseil. Ce recueil consiste en sonates de chambre et en suites pour 3 à 5 voix avec basse continue.

Samuel Scheidt : Ludi Musici (extraits) Avec ses contemporains Schütz et Schein, il forme le fameux « trio des S » qui réunit les pères fondateurs de la musique allemande. Scheidt est le seul des trois à avoir eu des fonctions d’organiste. Ce n’est pas pour rien qu’on voit en lui le grand créateur de l’école d’orgue allemande, Ce recueil, dont seule la première partie publiée en 1621 a été intégralement conservée, « fait figure de divertissement. Scheidt y rassemble une série de mouvements instrumentaux calqués sur les danses en usage : pavane/gaillarde, allemande/courante, ainsi que la canzone (ou thème varié), dans une disposition à quatre ou cinq voix pour consort de violes et continuo. »1 Dans cette succession de pièces, ce sont les canzone et les pavanes qui captent le plus vivement l’attention, que ce soit par leur densité d’écriture ou — parfois — par leur magie ténébreuse.

Johann Rosenmüller : Sonate à 4
Johann Rosenmüller est un compositeur saxon. On doit à Rosenmüller plusieurs centaines d’œuvres, vocales ou instrumentales, très influencées par la musique italienne, notamment par celle de Giovanni Legrenzi (1626 – 1690). Ses œuvres vocales sont en grande partie d’inspiration sacrée, et montrent l’influence de Heinrich Schütz. Les inventaires des collections de manuscrits de l’époque témoignent de la popularité dont il jouissait de son vivant.
À côté de nombreuses pièces d’église, Rosenmüller composa suites instrumentales et sonates, contribuant de manière significative au développement et à l’évolution de ces deux formes.

De Johann Joseph Fux : Sonate à 4
De la jeunesse de ce compositeur et théoricien autrichien, né à Hirtenfeld en Styrie, on ignore à peu près tout, et notamment si, oui ou non, il étudia en Italie. Représentant éminent du baroque en musique, il laissa plus de quatre cents œuvres qui font également de lui un tenant de la tradition polyphonique héritée de Palestrina, un des fondateurs de la musique autrichienne du XVIIIe siècle, et par là un ancêtre du classicisme viennois.

 

Danish string quartet (Danemark)

Église 20h30
Callian

  • Rune Tonsgaard Sørensen, violon
  • Frederik øland, violon
  • Absjørn Nørgaard, alto
  • Fredrik Sjölin, violoncelle

F. Schubert (1797-1828) : Quatuor no 15 en sol majeur, D 887, opus161

F. Schubert (1797-1828): Lieder (arrangements Danish Quartet)

Le Danish String Quartet se présente comme «le sympathique quatuor à cordes du quartier avec une longueur de barbe supérieure à la moyenne». Mais sous ces dehors bon enfant, le quatuor est encensé par les critiques et rafle de nombreux prix. Ils ont été élus «BBC New Generation Artists» et ont reçu le Prix de la Fondation Borletti-Buitoni. Les artistes scandinaves sont connus pour leur programmation diversifiée, leur incroyable polyvalence et leurs programmes allant de Beethoven aux mélodies traditionnelles nordiques.
Le New York Times faisait l’éloge de «l’une des interprétations les plus puissantes de l’Opus 132 Quatuor à cordes de Beethoven» et le Washington Post surenchérit en classant ces musiciens parmi les «meilleurs quatuors à cordes contemporains».

F. Schubert Quatuor no 15 en sol majeur, D 887, opus161.
Voici le dernier, composé fin juin 1826 (en seulement dix jours), et sans doute le plus beau de tous. À l’exception du premier mouvement, exécuté en concert public en mars 1828, Schubert n’eut même pas la chance d’entendre cette œuvre sublime où, peut-être dans un « acte de libération, d’affirmation vitale au terme d’une période de doute sur lui-même »85, il semble être allé plus que jamais au bout de ses facultés créatrices, sans éprouver cette fois le besoin de puiser un quelconque thème ou idée directrice dans des compositions antérieures.

Son écriture pour quatuor à cordes, basée ici sur un matériel thématique pur, retrouve sa totale indépendance, et atteint souvent une intensité sonore telle qu’on n’est pas loin de dépasser les limites du genre pour se rapprocher de la symphonie (n’a-t-on pas dit du grandiose premier mouvement que, s’il était orchestré, il ferait un magnifique début de symphonie de Bruckner ?). On peut d’ailleurs être tenté d’établir un lien entre cette dimension quasi orchestrale et le choix de la tonalité de sol majeur, un choix, peu courant dans la musique instrumentale de Schubert, qui, aux yeux de Brigitte Massin, pourrait avoir eu, parmi d’autres motivations, « un sens d’exaltation du courage et de l’aventure ».
Mais ne nous y trompons pas : « L’opposition systématique, soulignée dans tous les lieder des mois précédents, entre majeur et mineur trouve ici son apogée ; […] les deux mouvements extrêmes sont, dans leur alternance permanente entre majeur et mineur, tout autant en mineur qu’en sol majeur. Quant aux deux mouvements médians (andante et Scherzo), ils sont respectivement en mi mineur et si mineur. »86

En réalité, cette oscillation permanente dans la conduite harmonique de l’œuvre en détermine la structure interne, en lui conservant d’un bout à l’autre un caractère instable, tragique et douloureux. Climat que ne feront qu’accentuer deux autres traits distinctifs de ce quatuor : d’une part l’importance toute particulière donnée à la partie de violoncelle, porteuse d’une pénétrante mélancolie, et de l’autre, sur le plan de l’écriture, la place considérable, avec le pouvoir dramatique qui s’y attache, accordée aux trémolos. (extrait. Michel Rusquet. Musicologie.org)

F. Schubert : Lieder (arrangements Danish Quartet).
C’est un exercice apprécié par les quatuors à cordes. Transcrire les merveilleux leader de Schubert et les mettre en perspective avec ses oeuvres pour instruments à cordes. Car le compositeur ne cesse de citer ouvertement ses propres leader dans sa musique de chambre. Ce concert souligne le lien fort entre les deux.

 

 

Marmen Quartet (Grande Bretagne)

Église 16h00
MONS

  • Johannes Marmen, violon
  • Ricky Gore, violon
  • Bryony Gibson-Cornish , alto
  • Steffan Morris, violoncelle

S. Sciarrino (1947- ): Quatuor à cordes No 7

C. Gesulado (1566-1613) : O Vos Omnes

W. A Mozart (1756-1791) : Quatuor à cordes n°16 en en mi bémol majeur K428

J. Haydn (1732-1809) : Quatuor à cordes n°3 en si bémol majeur op. 64

Sciarrino (1947)  :  Quatuor à cordes n° 7

C’est l’élaboration d’un style vocal a été un des objectifs les plus conscients que je me sois imposés. Il m’a fallu environ dix ans pour réaliser cette entreprise et encore dix ans pour mesurer la portée des résultats.Il est nécessaire de libérer la voix de l’imitation inerte des instruments, d’approximations grossièrement génériques ; mais il est surtout nécessaire de redonner au chant toutes ses forces sans retourner à d’anciens motifs, trop attendus : ils produisent un effet superficiellement agréable, qui est le contraire de l’expression.Récemment j’ai voulu appliquer mes petites conquêtes vocales aux instruments. L’histoire du Quatuor n°7, morceau obligatoire au concours Borciani, est donc une vérification à l’envers. Je voulais en fait éviter l’aspect virtuose impliqué par le concept même de compétition, en parcourant la tradition intime et déclamée que Beethoven a inaugurée dans ses adagios. Pour moi il ne s’agit pas d’un choix attendu, ce qui a pu surprendre certains.En effet, ma musique est aux antipodes de la virtuosité. Je demande toujours plus de responsabilité aux interprètes, et cela constitue le nœud et la difficulté principale. Le reste n’est qu’une conséquence. Je voudrais que chaque exécutant fasse des choses qu’il n’est pas donné d’accomplir aux autres. Je ne parle pas de miracles, entendons-nous bien. Se transfigurer soi-même, transfigurer le lieu ainsi que ceux qui écoutent, c’est le niveau minimal de l’interprétation. Il est inutile de jouer si une telle magie n’advient pas, si le pouvoir thérapeutique propre à la musique n’est pas en jeu. L’expression et la participation émotive personnelle en sont la base. Chacun d’entre nous a quelque chose à dire. Sinon, comment voulez-vous que certains musiciens de la rue arrivent à nous charmer autant ?Donc, se mesurer avec soi-même, devenir meilleurs. Chercher l’autre.Le mythe narre que Orphée apprivoisait les fauves et était capable d’émouvoir le pierres : il franchissait les barrières de la vie. Vous imaginez le ridicule, s’il avait voulu faire preuve de virtuosité ou, pire, se borner aux notes ? Salvatore Sciarrino.

Guesualdo (1566-1613)    :   O Vos Omnes adaptation pour quatuor à cordes

Les Tenebræ Responsoria (ou Responsoria et alia ad Officium Hebdomadæ Sanctæ spectantia selon leur titre original, en français Répons des Ténèbres) forment un recueil de trois répons, regroupant vingt-sept motets à six voix, un psaume et un cantique composés par Carlo Gesualdo et publiés sous sa direction en 1611, par Giovanni Giacomo Carlino, dans son château de Gesualdo. Le texte complet des répons retrace les derniers moments de la vie de Jésus, depuis la trahison de Judas lors de la nuit au mont des Oliviers, jusqu’à la crucifixion. Les leçons des nocturnes sont extraites des lamentations de Jérémie2, mais le motet Tristis est anima mea est inspiré de l’Évangile selon Matthieu,

W.A Mozart (1756-1791)   :   Quatuor à cordes n°16 en en mi bémol majeur K428

Le Quatuor n° 16 véhicule un climat mystérieux et intériorisé, il
Ce quatuor fait parti des six quatuors à cordes « dédiés à Haydn » que Mozart considérait comme ses « enfants ». Le compositeur autrichien ne cacha pas combien l’écriture de ces œuvres élaborées dans les années 1782-1785 lui avait coûté d’efforts. Le Quatuor n° 16 véhicule un climat mystérieux et intériorisé, il déploie une étrange modernité dont se souviendront les générations futures, on pense en particulier à son Andante con moto, sévère et concentré.

  • Haydn (1732-1809) :  Quatuor à cordes n°3 en si bémol majeur op. 64

Avec 68 compositions à son actif, Haydn est considéré comme le père du quatuor à cordes. C’est un genre qui l’occupe continuellement pendant quarante ans, à qui il donne ses lettres de noblesse, et dont il assoit la forme et les principales caractéristiques. L’Opus 76 est le dernier cycle de six quatuors qu’il compose. Il représente la synthèse de toute une vie d’expérimentation du genre, tout en affichant certaines nouveautés dans le langage musical.

C’est probablement en 1796 que le comte Jospeh Erdödi commande à Haydn six quatuors à cordes. Ils sont mentionnés pour la première fois dans une lettre du diplomate suédois Fredrick Samuel Silverstolpe datant du 14 juin 1797. Les quatuors font vite très bonne impression dans le milieu musical. Comme souvent chez Haydn, le premier mouvement est de forme sonate monothématique : plutôt que d’opposer deux thèmes différents. Il préfère utiliser un seul thème dont il énonce plusieurs variantes. Le deuxième mouvement est de forme thème et variations. Le thème principal est l’hymne Gott erhalte, composé quelque temps plus tôt en l’honneur de l’empereur François II. C’est ce mouvement qui vaudra au quatuor le surnom d’« Empereur ». Le troisième mouvement reste très classique dans sa forme. Le finale démarre en force, c’est à nouveau une forme sonate monothématique. L’initiative d’un hymne en l’honneur de l’empereur François II viendrait de Franz Joseph Saurau (président du gouvernement de Basse-Autriche) qui en revendique la paternité dans une de ses lettres. De son côté, Anton Schmid, le conservateur de la bibliothèque de la cour, affirme que c’est Haydn qui, de retour d’Angleterre, aurait manifesté le désir de composer un hymne équivalent à celui des Anglais. Le texte de l’hymne est donc commandé au poète Leopold Haschka et la musique à Haydn, qui termine sa composition en janvier 1797. Il reprendra ensuite le thème de l’hymne dans son Quatuor à cordes op. 76 n° 3. (extrait. Texte. Floriane Goubault)

http://www.marmenquartet.com/

Quatuor Voce (France) avec Jean-Philippe Henry, bandonéon

Parvis Chapelle Saint-Barthelemy 21H00
MONTAUROUX

  • Wonhee Bae, violon
  • Yuna Ha, violon
  • Jiwon Kim, alto
  • Ye-eun Heo, violoncelle

Tangos traditionnels à 2, 3 et 5 musiciens. Argt Gabriel Sivak
«Don Agustin Bardi» Salgan
«Nieblas del riachuelo»Cobian/Cadicamo
«A Orlando Goni» Gobbi
«La casita de mis viejos» Sosa
«Boedo» J de Caro
E. Schulhoff (1894-1942) : Milonga pour quatuor à cordes
Gabriel Sivak (1979-) «Miracles of everyday life» pour quatuor et bandonéon, création
A. Piazzolla (1921-1992) : Four for tango pour quatuor à cordes
A. Piazzolla (1921-1992) : Tangos sensations pour quatuor et bandonéons Asleep  Loving   Anxiety   Despertar   Fear Loving

Quatuor à cordes inventif et généreux, les Voce s’inventent depuis 15 ans un chemin artistique hors des sentiers battus, témoignant d’un goût prononcé pour les croisements entre les esthétiques et les disciplines. Cordes au singulier ou au pluriel, œuvres originales ou relectures de thèmes traditionnels… Rejoints par le bandonéoniste Jean-Baptiste Henry, les musiciens interprètent un programme musical aux couleurs changeantes, mêlant inspirations savantes et populaires. Avant tout, ils s’attacheront à restituer l’essence du tango, cette musique du voyage façonnée par les migrations, les métissages, les échanges culturels entre Europe et Amérique latine.

Le programme comprend des tangos traditionnels une musique qui se danse aussi bien qu’elle s’interprète, des bas fonds de Buenos Aires aux riches salons parisiens. Le tango est né à la fin du XIXe siècle, dans la région du Rio de La Plata (l’embouchure de l’Océan Atlantique qui sépare l’Argentine de l’Uruguay). Si on le classe désormais parmi les “danses de salon”, il s’est pourtant développé bien loin des appartements et palais feutrés. Le tango a émergé dans les faubourgs populaires de Buenos Aires, dans les conventillos où s’entasse à la fin du XIXe siècle la population pauvre d’Argentine. Parce qu’il est dansé par les ouvriers et les marins, le tango voyage. Il traverse l’Océan Atlantique pour s’installer dans les cabarets et bordels des ports européens. Cette danse suggestive va même jusqu’à s’installer dans les beaux salons parisiens. Car dans la capitale française, en ce début de XXe siècle, c’est la Belle Époque (pour les plus aisés, du moins) : les bourgeois raffolent de divertissements exotiques ou coquins. Adopté par la jeunesse des beaux quartiers parisiens, le tango perd quelque peu de son caractère scandaleux, et ce succès mondain lui ouvre une nouvelle ère : celle, cette fois-ci, d’une danse de salon, d’un art adopté partout et par tous.

G. Sivak : «Miracles of everyday life»
Le quatuor Voce créera l’oeuvre de Gabriel Sivak «Miracles of everyday life». C’est une commande du quatuor au compositeur et pianiste français et argentin Gabriel Sivak. Le quatuor devait créer en 2020 mais la création a été sans cesse reportée en raison de la pandémie et le quatuor a proposé de la créer au festival ce que nous avons accepté avec grande joie.

A. Piazzolla : 5 Tangos sensations pour quatuor et bandonéon ,
Composé pour le Kronos Quartet trois ans avant la mort d’Astor Piazzolla (1992), Five Tango Sensations est son adieu à la vie en musique. Il a déjà écrit pour d’autres, dont Rostropovitch, qui a superbement ignoré Le Grand Tango (1982) dont Piazzolla lui avait spontanément envoyé la partition.

http://www.quatuorvoce.com

Quatuor Belcea (Grande Bretagne)

Eglise 16 h00
Seillans

Corina Belcea, violon
Axel Schacher, violon
Krzysztof Chorzelski, alto
Antoine Lederlin, violoncelle

W. A Mozart ( 1756-1791) : Quatuor n°23 en fa majeur «Prussien», K 590

D. Shostakovich ( 1906 – 1975) : Quatuor No. 14, Op. 142

F. Schubert (1797- 1828) : String Quartet, D 810 « La Jeune Fille et la Mort »

Emmenés par le premier violon, Corina Belcea, auquel le quatuor a donné son nom, le Quatuor Belcea fondé en 1994 s’est d’emblée hissé au premier rang des quatuors de son temps.

W. A Mozart ( 1756-1791) : Quatuor n°23 en fa majeur «Prussien», K 590
Première œuvre composée après l’entrée de Mozart en franc-maçonnerie, le 14 décembre 1784, le Quatuor en la majeur fut écrit en un très court laps de temps, juste avant le Quatuor en ut majeur « Les Dissonances ». Considérablement moins célèbre que ce dernier, il n’en est pas moins une très grande réussite, où le compositeur, ayant résolu les problèmes esthétiques qui se posaient à lui depuis les premiers quatuors de l’Opus 10 plus de deux ans auparavant, pousse au plus grand raffinement son écriture pour quatre cordes. Beethoven ne s’y trompa pas, qui recopia de sa main son finale, et affirma à Czerny : « Voilà une œuvre ! Ici Mozart dit au monde : voyez ce que je pourrais faire, si le temps était venu pour vous. »

D. Shostakovich ( 1906 – 1975) : Quatuor No. 14, Op. 142
Quatuor à cordes n ° 14 de Dmitri Chostakovitch en fa dièse majeur , op. 142, a été composé en 1972-73. Il est dédié à Sergei Shirinsky , le violoncelliste du Quatuor Beethoven , l’ensemble qui a créé la plupart des quatuors de Chostakovitch. La première représentation a eu lieu à Leningrad le 12 novembre 1973. Chostakovitch commença à travailler sur le Quatuor à cordes n ° 14 en fa dièse, opus 142, au milieu de 1972. Cet été-là, il se rendit en Grande-Bretagne et en République d’Irlande en profitant de l’occasion pour visiter Aldeburgh en Angleterre. Cette ville isolée de bord de mer sur la côte est avec ses plages de galets, ses marais salants et ses roselières était la maison de son ami Benjamin Britten. Chostakovitch lui avait dédié sa quatorzième symphonie trois ans auparavant et admirait beaucoup l’œuvre de Britten, en particulier son War Requiem. Il fallut près de trois quarts d’année à Chostakovitch pour compléter le quatuor, car il ne fut terminé que le 23 avril 1973 à Moscou après un séjour de deux semaines et demie à Repino près de Leningrad (maintenant connu sous son ancien nom. de Saint-Pétersbourg) et un voyage à Copenhague où il devait recevoir le prix danois Sonning

F. Schubert (1797- 1828) : String Quartet, D 810 « La Jeune Fille et la Mort »

«Sei guten Muts, ich bin nicht wild, sollst sanft in meinen Armen schlafen»
«Reprends courage, je ne suis pas sauvage, dors en paix entre mes bras», susurre la Mort à la Jeune Fille dans un lied écrit en 1817, sept ans avant le quatuor éponyme qui est devenu depuis l’un des piliers du répertoire…

http://www.belceaquartet.com

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Affiches quatuors fayence 2021

PARLEZ QUATUOR

Scènes ouvertes aux jeunes quatuors

Concerts gratuit destinés à faire connaître de jeunes étudiants des conservatoires supérieurs de musique qui se destinent à la musique de chambre, en particulier à la formation du quatuor.

Samedi 11 septembre  Eglise de Bagnols-en-Forêt -11h

W.A Mozart : Quintette avec clarinette en la majeur K. 581, ou Quintette Stadler

Dimanche 12 septembre  Chapelle  Saint-Barthelemy  de Montauroux – 11h

J. Brahms : Quintette pour clarinette et cordes en si mineur opus 115

Martial Boudrant et Quentin Reymond, violon, Jacques Pérez , alto, Lise Guillot, clarinette et Justine Péré, violoncelle.

Ils ont choisi le quatuor puis, ils se sont dits que plus le nombre de musiciens était grand, plus le répertoire offrait d’opportunités pour toutes les oreilles. Ils ont donc opté pour un ensemble à géométrie variable  avec égalité de cordes et de vents. Cinq d’entre eux sont réunis au festival de quatuors en Pays de Fayence pour jouer deux grandes oeuvres du répertoire pour cordes et vents.

Musiciens concert en aparté

Samedi 11 septembre  Eglise de Bagnols-en-Forêt -11h

Dimanche 12 septembre  Chapelle  Saint-Barthelemy  de Montauroux – 11h