Programme

Quatuor Leonkoro

Eglise 19h30
TOURRETTES

  • Jonathan Masaki Schwarz– violon
  • Amelie Cosima Wallner – violon
  • Mayu Konoe – alto
  • Lukas Minoru Schwarz – violoncelle

D. Chostakovitch (1906-1975) : Quatuor à cordes N°3, Op.73

L.V Beethoven (1770-1827)  : Quatuor à cordes Op.130 avec « Grande Fugue »,Op.133

 

Le Quatuor Leonkoro a été fondé en 2019 et a étudié dès le début avec le Quatuor Artemis à l’Université des arts de Berlin. Peu après leur formation, les membres du quatuor se sont inscrits à l’Institut international de musique de chambre de Madrid, École de musique Reina Sofía dans la classe de Günter Pichler (Quatuor Alban Berg). En outre, ils ont reçu l’enseignement de profes- seurs tels que Heime Müller (Quatuor Artemis), Alfred Brendel, Rainer Schmidt (Quatuor Hagen), Oliver Wille (Quatuor Kuss) et Luc-Marie Aguera (Quatuor Ysaÿe). En 2019, le Quatuor Leonkoro a remporté le premier prix et le prix Adolfo Betti du meilleur quatuor à cordes lors du Concours international de musique de chambre du Festival Virtuoso e Belcanto en Italie. En 2020, il a été invité par le Festival Mozart de Würzburg à travailler avec Reinhard Goebel au MozartLab. Malgré le covid-19, 2021 a été une année fruc- tueuse pour les jeunes musiciens : premier prix du Concours de musique de chambre Alice-Samter, deuxième prix du Concours Ton & Erklärung (Kulturkreis der deutschen Wirtschaft), deuxième prix ex-aequo (premier prix non attribué) et le prix du public au Concours international de quatuor à cordes Premio Paolo Borciani. Pour la saison 2021-2022, le Quatuor Leonkoro se produit dans des séries et festivals de musique de chambre renommés : Laeiszhalle Hamburg, Festival de quatuors à cordes de Heidelberg, Biennale de quatuors à cordes de la Philharmonie de Paris, Rheingau Musik Festival, etc.

Quatuor Jerusalem (Israël)

Église 20h30
Callian

  • Alexander Pavlovsky, violon
  • Sergei Bresler, violon
  • Ori Kam, alto
  • Kyril Zlotnikov, violoncelle

W.A Mozart (1762-1791) : Quatuor à cordes No. 21 in D major, KV 575

 »The Violet » (Prussian Quartet no. 1)

E. Korngold (1897-1957):  Quatuor à cordes  No. 2 en mi bémol majeur, op. 26

A. Dvorak (1841-1904):  Quatuor à cordes No. 12 en Fa majeur, op. 96 «Américain»

Les deux quatuors de Saint-Saëns apparaissent tardivement dans son catalogue : il n’affronte le genre qu’à 60 ans passés (1899) et y revient à l’extrême fin de sa vie (1918). Cette posture témoigne d’une génération élevée dans le respect des productions de Beethoven et considérant cet exercice comme un sommet atteignable uniquement en pleine possession de ses moyens. Se mesurer au classicisme ne revient cependant pas à en imiter les formes et le Français déjoue les attentes en misant sur l’imprévisibilité, la simplicité et la richesse harmonique. « Tant que cette besogne nécessaire n’était pas effectuée, j’avais peur de partir trop tôt, je n’étais pas tranquille. Maintenant tout m’est indifférent » écrit-il à son éditeur en achevant le Quatuor n° 1. (Bru Zane)

Quatuor à cordes no 1 en mi mineur opus 11

Dans le Quatuor n° 1, l’expressivité domine un parcours que l’on peut qualifier de simple et dépouillé. L’introduction en sourdine fait bientôt place à un discours animé et ornementé, avant un Scherzo qui prend sa source dans un air populaire breton, avec des variations syncopées. D’une beauté sensible, ce mouvement précède un Molto adagio qui distille tendresse et effusions, alors que l’Allegro non troppo final, en forme de rondo-sonate, se lance dans une fantaisie cyclique brillamment conclue. La sonorité des Tchalik se déploie dans un climat qui met en valeur les réminiscences nourries du respect profond que le maître de Bonn inspirait à Saint-Saëns, mais le compositeur, comme le souligne la notice de Fabien Guilloux, ouvre à sa manière une autre voie originale lui permettant de se défaire de l’emprise beethovénienne et de se démarquer nettement des orientations de l’école franckiste. Avec les Tchalik, pas de concession pour un regard vers le passé, mais une avancée significative par le biais d’une démarche collective qui laisse au premier violon l’importance de la place qui lui est dévolue. Superbe version, sans fioritures, et habitée de bout en bout.

Quatuor à cordes n° 2 en sol majeur op. 153.

Peut-on considérer le Quatuor n° 2, signé entre avril et août 1918 par un compositeur qui va atteindre bientôt ses 83 ans, comme une sorte de testament chambriste ? La mélancolie que l’on y décèle, tout comme les souvenirs joyeux, voire même gracieux, d’une existence bien remplie, qui parcourent l’Allegretto con moto final (la partition est en trois mouvements), peuvent inciter à suggérer une telle hypothèse. Ici tout est clarté et surtout, intemporalité. Des commentateurs n’ont pas manqué de souligner une esthétique qui rejoint les maîtres du XVIIIe siècle, notamment celle de Haydn. Le Molto adagio central navigue entre couleurs tamisées et modulations délicates. Le climat d’ensemble est surprenant lorsqu’on le situe dans le contexte qui précède les années 1920, qui vont être de plus plus bousculées par de nouvelles pistes esthétiques, mais il est difficile de résister à la beauté plastique et à la séduction de cette partition d’un créateur hyperdoué en fin de vie, qui ne renie rien de son approche néo-classique. On découvre en fin de notice un extrait d’un texte de Marcel Proust qui date de 1895 et est tiré de ses Figures parisiennes. Nous laissons au mélomane le plaisir de découvrir ces lignes qui évoquent l’attrait de l’écrivain pour le musicien : Faire octroyer ainsi par l’archaïsme ses lettres de noblesse à la modernité […]. Des lettres de noblesse ! C’est exactement la faveur accordée au Quatuor n°2 par les Tchalik, avec une infinie tendresse et une approche aux caresses incisives. ( Jean Lacroix – extraits articles Crescendo Magazine)

 

 

http://www.jerusalem-quartet.com/

Quatuor Tchalik

Église 16h00
MONS

  • Gabriel Tchalik, violon
  • Louise Tchalik, violon
  • Sarah Tchalik , alto
  • Marc Tchalik, violoncelle

C. Saint-Saëns (1835 – 1921)Quatuor à cordes no 1 en mi mineur opus 112

C. Saint-Saëns (1835 – 1921)Quatuor à cordes n° 2 en sol majeur op. 153

Les deux quatuors de Saint-Saëns apparaissent tardivement dans son catalogue : il n’affronte le genre qu’à 60 ans passés (1899) et y revient à l’extrême fin de sa vie (1918). Cette posture témoigne d’une génération élevée dans le respect des productions de Beethoven et considérant cet exercice comme un sommet atteignable uniquement en pleine possession de ses moyens. Se mesurer au classicisme ne revient cependant pas à en imiter les formes et le Français déjoue les attentes en misant sur l’imprévisibilité, la simplicité et la richesse harmonique. « Tant que cette besogne nécessaire n’était pas effectuée, j’avais peur de partir trop tôt, je n’étais pas tranquille. Maintenant tout m’est indifférent » écrit-il à son éditeur en achevant le Quatuor n° 1. (Bru Zane)

Quatuor à cordes no 1 en mi mineur opus 11

Dans le Quatuor n° 1, l’expressivité domine un parcours que l’on peut qualifier de simple et dépouillé. L’introduction en sourdine fait bientôt place à un discours animé et ornementé, avant un Scherzo qui prend sa source dans un air populaire breton, avec des variations syncopées. D’une beauté sensible, ce mouvement précède un Molto adagio qui distille tendresse et effusions, alors que l’Allegro non troppo final, en forme de rondo-sonate, se lance dans une fantaisie cyclique brillamment conclue. La sonorité des Tchalik se déploie dans un climat qui met en valeur les réminiscences nourries du respect profond que le maître de Bonn inspirait à Saint-Saëns, mais le compositeur, comme le souligne la notice de Fabien Guilloux, ouvre à sa manière une autre voie originale lui permettant de se défaire de l’emprise beethovénienne et de se démarquer nettement des orientations de l’école franckiste. Avec les Tchalik, pas de concession pour un regard vers le passé, mais une avancée significative par le biais d’une démarche collective qui laisse au premier violon l’importance de la place qui lui est dévolue. Superbe version, sans fioritures, et habitée de bout en bout.

Quatuor à cordes n° 2 en sol majeur op. 153.

Peut-on considérer le Quatuor n° 2, signé entre avril et août 1918 par un compositeur qui va atteindre bientôt ses 83 ans, comme une sorte de testament chambriste ? La mélancolie que l’on y décèle, tout comme les souvenirs joyeux, voire même gracieux, d’une existence bien remplie, qui parcourent l’Allegretto con moto final (la partition est en trois mouvements), peuvent inciter à suggérer une telle hypothèse. Ici tout est clarté et surtout, intemporalité. Des commentateurs n’ont pas manqué de souligner une esthétique qui rejoint les maîtres du XVIIIe siècle, notamment celle de Haydn. Le Molto adagio central navigue entre couleurs tamisées et modulations délicates. Le climat d’ensemble est surprenant lorsqu’on le situe dans le contexte qui précède les années 1920, qui vont être de plus plus bousculées par de nouvelles pistes esthétiques, mais il est difficile de résister à la beauté plastique et à la séduction de cette partition d’un créateur hyperdoué en fin de vie, qui ne renie rien de son approche néo-classique. On découvre en fin de notice un extrait d’un texte de Marcel Proust qui date de 1895 et est tiré de ses Figures parisiennes. Nous laissons au mélomane le plaisir de découvrir ces lignes qui évoquent l’attrait de l’écrivain pour le musicien : Faire octroyer ainsi par l’archaïsme ses lettres de noblesse à la modernité […]. Des lettres de noblesse ! C’est exactement la faveur accordée au Quatuor n°2 par les Tchalik, avec une infinie tendresse et une approche aux caresses incisives. ( Jean Lacroix – extraits articles Crescendo Magazine)

 

https://www.quatuortchalik.com/

Trio Sepec avec Klaus Mertens, baryton-basse

Eglise Saint- Léger 21H00
SEILLANS

  • Daniel Sepec – violon
  • Donata Böcking – alto
  • Patrick Sepec – violoncelle
  • Klaus Mertens, baryton – basse

Franz Schubert (1797-1828) : Winterreise D.911
Adaptation pour baryton et trio à cordes par le compositeur et violoncelliste Shane Woodborne

Franz Schubert (1797-1828) : Winterreise D.911
Adaptation pour baryton et trio à cordes Shane Woodborne

Le Voyage d’hiver, avec les Liederkreis et Dichterliebe de Schumann, est l’un des cycles de lieder les plus vastes et les plus poignants du romantisme.En deux fois douze pièces de quelques minutes, Schubert évoque l’errance d’un voyageur (à la fois Reisender, Fahrender et Wanderer, pour citer trois mots-clefs de la sensibilité allemande) qui fuit la ville, traverse un paysage enneigé, croise un joueur de vielle, une girouette, une corneille, s’arrête dans une auberge, se souvient de ses amours, attend une lettre, évoque un tilleul perdu…

Ce voyage peut aussi être considéré comme la suite tragique d’un autre cycle de lieder de Schubert, Die schöne Müllerin (« La Belle Meunière »).

Il a été transcrit par le violoncelliste Shane Woodborne pour une voix baryton et un trio à cordes.
Le tout formant un quatuor à cordes, la voix humaines vibrant grâce à des cordes vocales.

D’après Shane Woodborne la transcription pour instruments à cordes s’est faite tout naturellement car Schubert a choisi des gamme tonale totalement en phase avec ces instruments, à de petites exceptions près.

C’est une transcription littérale, une sorte de transfert, sans ajouts ni modifications qui auraient trahi la partition première de Schubert pour le piano.
En revanche, les modulations restent propres à la voix et aux cordes ce que le piano ne permet pas mais le compositeur a fortement pris le parti de respecter la musique de Schubert et a fait en sorte que sa transcription relate fidèlement les harmonies et les registres d’origine.

https://www.klausmertens.eu/

Quatuor Quiroga et Veronika Hagen (Espagne – Allemagne)

Eglise 17 h00
Fayence

Aitor Hevia, violon
Cibran Sierra, violon
Josep Puchades, Veronika Hagen, alto
Helena Poggio, violoncelle

W. A Mozart ( 1756-1791) : Quatuor n°23 en fa majeur «Prussien», K 590
D. Shostakovich ( 1906 – 1975) : Quatuor No. 14, Op. 142
F. Schubert (1797- 1828) : String Quartet, D 810 « La Jeune Fille et la Mort »

Emmenés par le premier violon, Corina Belcea, auquel le quatuor a donné son nom, le Quatuor Belcea fondé en 1994 s’est d’emblée hissé au premier rang des quatuors de son temps.

W. A Mozart ( 1756-1791) : Quatuor n°23 en fa majeur «Prussien», K 590
Première œuvre composée après l’entrée de Mozart en franc-maçonnerie, le 14 décembre 1784, le Quatuor en la majeur fut écrit en un très court laps de temps, juste avant le Quatuor en ut majeur « Les Dissonances ». Considérablement moins célèbre que ce dernier, il n’en est pas moins une très grande réussite, où le compositeur, ayant résolu les problèmes esthétiques qui se posaient à lui depuis les premiers quatuors de l’Opus 10 plus de deux ans auparavant, pousse au plus grand raffinement son écriture pour quatre cordes. Beethoven ne s’y trompa pas, qui recopia de sa main son finale, et affirma à Czerny : « Voilà une œuvre ! Ici Mozart dit au monde : voyez ce que je pourrais faire, si le temps était venu pour vous. »

D. Shostakovich ( 1906 – 1975) : Quatuor No. 14, Op. 142
Quatuor à cordes n ° 14 de Dmitri Chostakovitch en fa dièse majeur , op. 142, a été composé en 1972-73. Il est dédié à Sergei Shirinsky , le violoncelliste du Quatuor Beethoven , l’ensemble qui a créé la plupart des quatuors de Chostakovitch. La première représentation a eu lieu à Leningrad le 12 novembre 1973. Chostakovitch commença à travailler sur le Quatuor à cordes n ° 14 en fa dièse, opus 142, au milieu de 1972. Cet été-là, il se rendit en Grande-Bretagne et en République d’Irlande en profitant de l’occasion pour visiter Aldeburgh en Angleterre. Cette ville isolée de bord de mer sur la côte est avec ses plages de galets, ses marais salants et ses roselières était la maison de son ami Benjamin Britten. Chostakovitch lui avait dédié sa quatorzième symphonie trois ans auparavant et admirait beaucoup l’œuvre de Britten, en particulier son War Requiem. Il fallut près de trois quarts d’année à Chostakovitch pour compléter le quatuor, car il ne fut terminé que le 23 avril 1973 à Moscou après un séjour de deux semaines et demie à Repino près de Leningrad (maintenant connu sous son ancien nom. de Saint-Pétersbourg) et un voyage à Copenhague où il devait recevoir le prix danois Sonning

F. Schubert (1797- 1828) : String Quartet, D 810 « La Jeune Fille et la Mort »

«Sei guten Muts, ich bin nicht wild, sollst sanft in meinen Armen schlafen»
«Reprends courage, je ne suis pas sauvage, dors en paix entre mes bras», susurre la Mort à la Jeune Fille dans un lied écrit en 1817, sept ans avant le quatuor éponyme qui est devenu depuis l’un des piliers du répertoire…

http://www.belceaquartet.com

PARLEZ QUATUOR

Journées du Patrimoine : Scènes ouvertes aux jeunes quatuors

Concerts gratuit destinés à faire connaître de jeunes étudiants des conservatoires supérieurs de musique qui se destinent à la musique de chambre, en particulier à la formation du quatuor. Cette année, ces concerts s’inscrivent dans les Journées du Patrimoine en collaboration avec les associations Fayence Patrimoine et Patrimoine de Bagnols-en-Forêt

Quatuor Magnifica

Marion Tournier et Cécilia Véran, violon, Metelyn Curtis, alto, Valentine Lalande, violoncelle.

Samedi 17 septembre  Eglise de Fayence -11h30

A. Dvorak : Quatuor Américain // L. Boccherini : Nuit à Madrid

Dimanche 18 septembre  Chapelle  Notre Dame Blanche – 13h45

A. Dvorak : Quatuor Américain // L. Boccherini : Nuit à Madrid

Quatuor Magnifica
Marion Tournier et Cécilia Véran, violon, Metelyn Curtis, alto, Valentine Lalande, violoncelle.

C’est avec plaisir que nous vous présentons notre nouveau quatuor !
Quatre étudiantes à l’IESM réunies par la passion de la musique. Marion Tournier au premier violon, Cécilia Veran au deuxième violon, Metelyn Curtis à l’alto et Valentine Lalande au violoncelle.
Nous avons formé ce groupe avec la volonté commune de monter le quatuor américain de Dvorak, suite à quoi s’est nouée une entente amicale et musicale forte nous poussant à officialiser notre groupe afin de pouvoir faire des concerts, des stages ainsi que participer à des festivals tels que celui du Luberon auquel nous participeront cet été sous le parrainage du quatuor Bela et le festival de quatuors en Pays de Fayence quelques semains plus tard.
En symbiose aussi bien artistiquement qu’humainement, nous sommes ravies de commencer cette nouvelle aventure ensemble. Nous espérons qu’elle durera dans le temps, et que notre quatuor parviendra à vous séduire musicalement !
Avec le sourire, nous nous présentons à vous : nous sommes le quatuor Magnifica.

Samedi 17 septembre  Chapelle Notre-Dame de Bagnols-en-Forêt -13h45

Dimanche 18 septembre  Eglise  de Fayenc – 11h30